PUG LIFE

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Judith Butler – Vie Précaire, les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre 2001

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  Publié pour la première fois en 2004 dans sa version originale, Vie précaire – les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre 2001, paraît dans sa version française en 2005. Les 185 pages de ce livre forment un recueil de cinq textes qui portent une réflexion autour la perception de la vie des autres et notamment de sa signification dans la société américaine après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Grâce à des notions qui s’articulent autour de ce thème comme la souveraineté et la gouvernalité, ou encore l’antisémitisme, l’auteure va porter l’idée que l’impérialisme américain créé un filtre idéologique permettant de modifier le sens de la vie des personnes étrangères qualifiées de dangereuses pour la survie du pays. Ce point de vue idéologique est porté par les dirigeants politiques capables de décider du sort de ces vies.Cette autorité est mise en perspective tout au long des essais sur la performativité des mots et de l’importance de leur interprétation, notamment dans le rapport à l’Autre. Judith Butler va mettre un point d’honneur à se focaliser sur un certain type de personnes qui subissent une instance hégémonique et qui ne sont pas libres de décider de leur sort, que ce soit politiquement ou physiquement. Ce point de vue pourra être discuté à travers l’analyse de la constance qu’a l’auteure dans sa prise de position et dans ces choix de critique.

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“L’art urbain, du graffiti au street art” - La découverte d’un futur classique

                                                    

Stéphanie Lemoine frappe fort pour la rentrée. En publiant chez Gallimard L’art urbain, du graffiti au street art, l’auteur des très intéressants In Situ et Artivisme chez Alternatives nous propose un livre abordable, court et complet sur l’histoire de l’art urbain.

En allant puiser dans l’histoire, la vraie, l’auteur nous plonge dans la genèse de cet amour pour la rue qui ne lâchera pas plusieurs générations d’artistes. Du tout début des années 60 avec les avant-gardes jusqu’à la création contemporaine, Lemoine fait l’état de ce qui promet d’être le mouvement artistique le plus vivant et alternatif du moment.

Le livre est structuré de manière à guider le lecteur au travers de la culture urbaine, et est très intelligemment ponctué d’images qui offrent une vraie richesse illustrative au texte. Le choix des photos est un facteur essentiel à cet ouvrage puisqu’il permet de créer une continuité chronologique, au fil des mots.

Face à l’ampleur de l’art urbain, Stéphanie Lemoine réussi très justement à cerner les différents enjeux de la rue, et la volonté qui habite ses acteurs. Allant jusqu’à s’aventurer dans l’un des enjeux majeurs qui est son institutionnalisation, le livre permet de façon parfaitement intuitive de comprendre et d’englober ce phénomène artistique. Un des points détaillé et passionnant est toute la partie originelle du graffiti américain, qui sera importée en Europe et digérée par ses artistes. L’auteur fait des ponts intelligents entre les différentes villes et la création du writing, l’impact de la peinture en bombe, et celui des réseaux de taggeurs de métro qui ont engendrés et structurés la façon d’appréhender cette pratique.

Dans le soucis de faire un ouvrage complet, on pourra apprécier le dossier de fin regroupant interviews, témoignages et documents riches permettant de découvrir des personnalités d’artistes ou de professionnels du milieu afin d’avoir une approche concrète et réaliste.

Un livre accessible (13,60€) qui se révèle être un vrai outil pour avoir une vision large de l’art urbain, à travers ses différentes facettes, en passe de devenir un classique.

INVADER - De la mer à l’espace 

via Bassedef.com

Killer Joe – un film venu d’ailleurs


Il arrive parfois qu’un film passe au travers des mailles du filet du cinéma traditionnel, qu’il arrive à se glisser discrètement parmit les chefs-d’oeuvre à l’affiche du moment tel qu’un Transformers 7 ou un Taken 5. Il se peut qu’on ne voit pas beaucoup sa bande annonce, mais qu’il soit diffusé dans des cinémas suffisament nombreux pour que le bouche-à-oreille fonctionne. Avec un peu de chance il restera à l’affiche un certain moment pour que les amoureux des belles histoires puissent en savourer chaque minutes. Ce genre de film, ces OVNIs du cinéma, ces films venu d’ailleurs et que personne n’attend, Killer Joe en fait partie.

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Samuel Martin et la joyeuse désolation

Samuel Martin propose avec « Yes Future » son premier solo show à la toute jeune galerie ALB, depuis le jeudi 6 septembre.

La nouvelle année artistique commence bien dans cette galerie. En attendant le mois off de Paris Photo avec la double exposition de Jean Baptiste Perrot et Maxime Touratier, les dessins au fusain de Samuel Martin nous transportent dans un monde décalé et plein d’ironie.

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- VUE DANS LA RUE -
Shepard Fairey @ le meilleur coin de Paris
via StreetArtParis.com

- VUE DANS LA RUE -

Shepard Fairey @ le meilleur coin de Paris

via StreetArtParis.com

- JEF AÉROSOL – 30 ANS DE POCHOIR -

L’avènement de la figure à l’orléanaise


   L’histoire d’amour entre la ville d’Orléans et le graffiti est une histoire compliquée. Il y a d’un côté les artistes, les ETOK, DART, ACIDE, PURJ raides dingues des panneaux en béton qui bordent la voie rapide qui ceinture la ville, des murs d’un autre âge, des maisonnettes de voies ferrées, des pilonnes des ponts de la Loire, et surtout des murs de la rue Saint-Flou et de la rue des Africains. Et puis il y la mairie, « l’Agglo », qui doit se dire que c’est un peu emmerdant toute cette peinture, qui ne pige rien aux lettrages, et qui persévére dans l’idée que repeindre les murs de ce coin là avec une nuance de bleu-gris un peu différente va décourager tout le monde.

Et puis un jour de 2010, la ville nous prouve qu’elle est finalement sympa et qu’elle s’ouvre aux arts urbains en proposant « A ciel ouvert », un petit événement regroupant des artistes aussi intéressants que Seen, JonOne, Thomas Vuille, et surtout, Jef Aerosol.

Nous voilà en 2012, et la mairie d’Orléans nous ravit une seconde fois, en permettant à ce dernier d’investir la Collégiale Saint Pierre Le Puellier pour un solo show rock’n roll.

   Elle tombe à point nommé cette expo, elle est même presque parfaite. On a tout ce qu’il faut pour que le public soit conquis. Et quel public. L’orléanais n’est pas docile. Parfois frimeur, souvent râleur comme un bon français, mais il aime l’art. Il aime les festivals, les concerts, les enjeux sportifs, et l’art. Et avec un lieu comme la Collégiale, et un artiste comme Jef Aerosol, il peut en être fier de sa ville.

   De cet événement, on peut tout d’abord apprécier la scénographie et les mises en scènes qui nous régalent. Disséminées en petit pôles, les pièces viennent raconter quelque chose de différent à chaque fois, nous en dire un peu plus sur l’artiste et sa démarche. D’une scène de concert rock sous le vitrail monumental au mur d’esquisses et de jaquette de 33 tours, on se laisse aisément imprégner par l’univers musicale du personnage. Avec de la musique de l’époque que l’artiste chérit tant qui nous accompagne pendant tout le trajet picturale, on a de cesse d’admirer la perfection des pochoirs. Si dans Very Important Pochoirs ( Editions Alternatives ), Jef Aerosol nous montrait que c’était lui le patron, avec cet accrochage, il nous l’affirme. Toujours plus fins, toujours plus travaillés, toujours plus justes, ses visages de personnes célèbres ou non sont révélateurs de l’âme de l’artiste. Avec les compositions qui mélangent les nuances et les couleurs, on est sous le choc de la prestance des sujets. La petite flèche rouge ne nous quitte plus, et la magnifique palissade de pochoirs nous amène tranquillement vers la reconstitution d’un atelier fictif, comme une justification de l’univers du bonhomme, avec ses guitares, son harmonica et son whisky.

   Cerise sur le gâteau, le docu vidéo qui captive les visiteurs, définitivement sous le charme du boss du pochoir.

   En résumé, cette exposition qui montre assez exhaustivement l’univers de Jef Aerosol, ses différentes périodes, sa technique et sa démarche est rendue très attractive par l’échange qui se fait avec le lieu exceptionnel. L’équipe curatoriale à objectivement agit de manière intelligente et en phase avec le visiteur. A la sortie, nombreux sont ceux qui s’amusent à chercher les collages qui sont cacher tout autour de l’espace de la Collégiale, preuve que le public est conquis.

- BANKSY IS BACK -

Le maître incontesté du mystère et de la discrétion présente une nouvelle production d’images toujours aussi inspirée. 

Banksy à aussi mis en ligne une image telechargeable en haute définition afin que tout le monde puisse en faire bon usage. C’est par ici que ça se passe, via PicturesOnTheWall

- VUE DANS LA RUE -
Thomas Vuille @ St Lazare

- VUE DANS LA RUE -

Thomas Vuille @ St Lazare

- A COFFIN FOR THE STREET -

L’artiste SABER exprime sur un mur de Detroit une belle vision du tournant qui s’opère
dans le street art. Porté par ces principaux protagonistes, l’esprit de l’art urbain,
enfermé dans un cercueil, tend à disparaître.
Avec humour, SABER décrit le changement et la nouvelle place qu’entretient
cette pratique dans le domaine de l’art contemporain.